Des quartiers pauvres, aux villas de luxe !

Pour beaucoup de sportifs professionnels, l’accès aux ligues professionnelles est souvent un moyen de sortir de la précarité. On ne se rend pas forcément compte de ce que certains ont pu vivre avant que quelqu’un leur offre une chance inouïe de faire de leur talent un métier très lucratif. Pour certain, cela leur a même permis d’obtenir des papiers d’identité, d’échapper au trafic de drogue et à des vies de voyous.

Vous l’aurez donc compris, dans cet article vous allez découvrir la vie de ces sportifs ayant échappé à la pauvreté.

LeBron James

LeBron James, joueur professionnel des Lakers de Los Angeles, est né à Akron (Ohio) le 30 décembre 1984. Peu de personnes savent que cet athlète hors-norme de 2m03 et 113kg, aujourd’hui millionnaire, a grandi dans la pauvreté. Il est élevé uniquement par sa mère Gloria, âgée seulement de 16 ans. Parce qu’elle peine à trouver du travail pour nourrir son fils, sa mère décide de l’envoyer vivre chez un entraîneur de Football Américain local. Cet homme c’est Franck Walker.

Les débuts de Lebron James

Ainsi, c’est au sein de cet environnement qu’il se découvrira un don pour le Basketball et qu’il intégrera ses premières équipes. Lebron James commencera à intriguer les recruteurs et les médias durant ses années de lycée. Puis, il sera sélectionné dans la All-USA First Team par le magazine USA Today pendant trois saisons consécutives. Il se forge une solide réputation, voyant certains de ses matchs être retransmis sur des chaînes du câble. Il tente avant sa dernière année de lycée de se présenter à la draft NBA, ce qui est rejeté par la ligue. Les gens commencent même à le considérer comme l’héritier légitime de Michael Jordan. Le jeune homme décidera ensuite de se présenter à la draft NBA de 2003 et sera sélectionné en 1ère position par les Cleveland Cavaliers.

Sa carrière décolle !

Reconnaissant un potentiel futur ambassadeur pour sa marque, Nike, la marque au swoosh, lui offre un contrat de 90 millions de dollars sur 7 ans.

La suite vous la connaissez ! Fier de ses 17 saisons en NBA, LeBron James a accumulé pas moins de 257 millions de dollars depuis son arrivée en NBA. Cependant, c’est loin d’être sa seule source de revenus. En effet, le King est l’ambassadeur de plusieurs grandes marques comme Nike, qui a même créé plusieurs modèles portant son nom (17 actuellement). Il collabore également avec Sprite ou Vitaminwater, l’eau minérale de la célèbre marque Coca-Cola.

Le magazine Forbes a en 2007 établi un classement des des 20 personnes de -25 ans les plus riches du monde. James apparaît ainsi 1er avec des revenus annuels s’estimant à près de 27 millions de dollars. Mais le réduire à un simple homme d’affaire ne faisant qu’accumuler les richesses serait terriblement réducteur.

Un sportif engagé

Le King a un cœur en or et des opinions politiques bien tranchées. En effet, l’enfant d’Akron est un fervent opposant à Donald Trump, n’hésitant pas à exprimer son opinion face à la politique parfois raciale et du milliardaire aujourd’hui président des Etats-Unis. LeBron James a également fait des dons très généreux pour soutenir l’ouverture d’écoles dans l’Ohio et afin de favoriser l’accès à l’éducation dans différents autres quartiers pauvres ! Bravo « King James » !

Giannis Antetokounmpo

« The Greek Freak », Giannis Antetokounmpo n’a que 25 ans mais c’est déjà une légende du Basketball. Ce jeune homme est né à Zografou, dans la banlieue d’Athènes en Grèce. Il évolue au poste d’Ailier Fort, voire de Pivot, au sein des Bucks de Milwaukee depuis 2013. Bien que sa vie et sa carrière soient incroyables depuis son arrivée aux Etats-Unis, ce jeune homme a vécu l’enfer pendant sa jeunesse.

Une enfance pas facile

Ses parents Nigérian, anciens sportifs de haut niveau émigrés, sont arrivés de Lagos trois ans avant sa naissance. Giannis a donc vécu son enfance dans le quartier de Sepolia, en tant qu’Apatride. Il vend des articles de contrefaçon à la sauvette avec son frère, Thanasis, pour que lui et ses parents puissent se nourrir. Jusqu’à ses 18 ans, Giannis n’a jamais eu de papiers d’identités (ni grec, ni nigérian). Ne parvenant pas parfois à ramener suffisamment pour remplir le frigo ou à payer le loyer de leur appartement, ils en seront expulsés.

Sa découverte du basket

C’est grâce à un certains Spyros Velliniatis que Giannis et ses frères se tourneront vers la balle orange plutôt que vers le Football. Il leur offre une aide financière, un toit et des salaires pour les parents. Il convaincra le jeune homme à abandonner le football pour le basket, un sport où il emploiera bien mieux ses qualités et attributs hors-normes. En effet on parle tout de même d’un jeune homme qui aujourd’hui mesure 2m11 pour 110kg, de mains dépassant les 30cm de longueur, d’une envergure de 2m21 et d’une foulée atteignant les 2m68. Giannis n’a clairement pas volé son surnom de Greek Freak ou le Monstre Grec en Français.

La consécration

En 2013, alors qu’il part d’Europe pour rejoindre la NBA, il se fait naturaliser Grec mettant fin à 19 ans de vie d’apatride. Il est aujourd’hui l’un des premiers représentants de la Grèce dans le monde et un fier ambassadeur du tourisme pour ce pays qui l’a adopté.

Giannis Antetokounmpo est devenu MVP (Most Valuable Player) la saison dernière. Aussi, il est le 3ème non-Américain à obtenir cette distinction de l’histoire de la NBA. Son discours lors de cette cérémonie en aura ému plus d’un. Il rend hommage à son père, sa mère et ses frères dans un discours poignant. Ce discours dans lequel il explique la difficile vie d’apatride et les sacrifices qu’il a dû faire pour en arriver là.

Le discours émouvant de Giannis à sa famille

« Je veux remercier mon père. Il y a 2 ans je me suis mis en tête de devenir le meilleur joueur de la ligue. De faire tout mon possible pour aider mon équipe à gagner et être élu MVP. À chaque fois que j’entrais sur le terrain je pensais à mon père et ça m’a motivé. Ca m’a poussé à avancer, même quand mon corps me faisait mal. Je veux remercier mes frères géniaux. Je vous aime les gars. À la vie à la mort. Vous êtes mes modèles, merci pour tout ce que vous faites pour moi. Je veux remercier mon extraordinaire maman. Si vous avez de bons parents, ils imaginent un futur pour vous et elle a toujours vu un futur en nous, elle a toujours cru en nous, elle a toujours été là pour nous. Elle est la fondation de cette famille. Tu es ma vraie héroïne. »

Basket-Infos, l’intégralité du discours touchant de Giannis Antetokounmpo, en larmes sur le podium des NBA Awards

Longue vie au Greek Freak !

Jimmy Butler

Tout le monde s’accorde à dire que l’enfance de Jimmy Butler est loin d’avoir été un conte de fée. Peu de temps après sa naissance, son père fuit la maison familiale et ne reviendra jamais. Sa mère l’expulsera de chez lui à 13 ans, en déclarant :

« Je n’aime pas ton regard, vas-t-en ! ».

Ainsi, il devient SDF à seulement 13 ans. Jimmy Butler passera toute son adolescence à errer de maison en maison jusqu’à ce que les parents de son meilleur ami, Jordan Leslie, qu’il a rencontré sur un terrain de basket, l’adoptent. Ils le pousseront à continuer dans le basket et à travailler dur pour rattraper son retard. D’abord sélectionné par un petit programme universitaire, celui de Texas, il sera repéré par Marquette en 2008 où il restera trois ans. Il sera ensuite drafté en 2011 par les Bulls de Chicago en 30ème position. Cette rage de tout détruire quand on le voit sur les parquets de la NBA, aujourd’hui, font de lui le fier meneur du Miami Heat cette saison.

 

La NBA a su offrir des opportunités hors-normes à des jeunes joueurs qui vivaient dans la pauvreté la plus extrême. Certains n’auraient jamais imaginer pouvoir vivre tout cela en faisant de leur passe-temps favori, un vrai métier extrêmement lucratif. Il ne faudra tout de même pas oublié les nombreux cas de joueurs en fin de carrière ayant sombré à nouveau dans l’oubli après avoir mal sur gérer leurs fins de carrière. Autant vous dire que ces trois joueurs sont bien loin d’être comme ça. Il ne serait pas étonnant de les retrouver à la tête d’entreprise ou de structures permettant le développement de jeunes joueurs défavorisés. Bravo à eux !

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